Texte libre

La bibliothèque de la Maison de l'Outil  se trouve au coeur de la ville e Troyes. Elle abrite une collection de près de 35 000 ouvrages concernant les outils, les métiers, le compagnonnage, les techniques, le monde ouvrier, les Beaux-Arts et la littérature ouvrière et paysanne.
Ouverte à tous, elle offre aux apprentis, aux amateurs, aux collectionneurs comme aux chercheurs un fonds riche traitant de plus de 1000 métiers différents. D'un livre rare et précieux comme l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert (en édition original) aux livres plus récents comme le catalogue des collections de la Maison de l'Outil ou le dernier Icher, la bibliothèque émerveille par sa diversité.
Ce site lève le voile sur une partie du mystère qui se cache dans les allées, à vous de venir y découvrir vos trésors, dans le monde virtuel et, pourquoi pas, dans le réel. E.S.

Calendrier

Février 2006
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28          
<< < > >>
Jeudi 9 février 2006

La bibliothèque de la Maison de l'Outil conserve des ouvrages concernant plus de 1000 métiers. Parmi ces métiers on retrouve celui de luthier qui vient compléter ceux de menuisier, charpentier ou ébéniste dans la famille des métiers du bois.

Concernant les luthiers, 25 ouvrages sont répertoriés dans la bibliothèque traitant soit de l'histoire du métier soit des techniques qui lui sont propres. J'ai choisi de présenter ici l'ouvrage cosigné par MAIGNE et MAUGIN intitulé Nouveau manuel complet du luthier ou traité raisonné de la construction des instruments à cordes et à archets. Cet ouvrage a été édité pour la première fois en 1834 sous une forme plus sommaire avant d'être complété et refondu pour aboutir à cette édition de 1869 qui est suivie du Mémoire sur la construction des instruments à cordes et à archets de Monsieur SAVART.

Cet ouvrage débute par une introduction historique qui évoque l'histoire des instrument à corde et les connaissances souvent très partielles que nous en avons. La première partie est consacrée au violon à l'alto, au violoncelle et à la contrebasse. Il débute par une présentation des outils nécessaires au luthier et nous propose des gravures de certains d'entre eux : grands rabots en fer, canif, compas d'épaisseur ou encore point aux âmes. ensuite vient la description du violon avec des dessins des différentes parties qui le composent et la manière de les fabriquer. La même composition avec moins de détails et d'illustration présente l'alto, le violoncelle et la contrebasse. La partie suivante, sur les archet ,est très complet et présente toutes les étapes de sa fabrication. Cette présentation est conservée dans les 4 parties qui suivent : la fabrication des cordes à boyau et des cordes métalliques; la guitare, le luth, la mandoline, le théorbe; vient ensuite la harpe puis les instrument à archet et à clavier.
L'ouvrage se termine avec l'appendice de Monsieur SAVART et 4 planches descriptives.

Voici un ouvrage de base pour tous les amateurs et les artisans qui s'intéresse à l'évolution des métiers dans un domaine ou le temps ne semble pas avoir eu de prise.

 

par Eléonore publié dans : UN Livre DES livres
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Vendredi 3 février 2006

Pour célébrer la chandeleur cette semaine, voici un livre de 1841 sur la pâtisserie qui met l'au à la bouche...

L'auteur, Antonin CARÊME, a dédié cet ouvrage "aux hommes de bouches", moi j'écris cet article pour tous les amoureux de la cuisine qui souhaitent redécouvrir quelques recettes et des trucs et astuces des années passées. Cet 3ème édition du Pâtissier royal parisien, daté de 1841 est augmenté de plusieurs textes avec le concours de Messieurs Normand fils, Hibon et Thierry.

Après un discours préliminaire de 34 pages où l'auteur nous décrit son but précis, il nous présente le contenu des deux tomes qui composent cet ouvrage. Malheureusement, nous ne possédons que le 1er tome mais celui-ci est riche d'explications, de recettes et de gravure des différentes formes que peuvent prendre un gâteau. Ensuite nous trouvons un texte de 19 pages, rédigé par Frédéric Fayot qui présente Antonin Carême, sa vie et son parcours professionnel. Suivent 36 pages de "vocabulaires". Antonin Carême espérait que les hommes de métiers travailleraient leur orthographe à partir de ces listes de mets pour ne plus faire figurer de fautes sur  leurs menus, fautes qui selon lui "jettent de la défaveur" sur les cuisiniers et font oublier leurs "talents estimables".

Et nous voilà au coeur de l'ouvrage, après 92 pages de préambule, avec les premiers conseils techniques qui s'attardent sur la réussite de la pâte feuilletée que l'auteur appelle "Détrempe" et qui consiste à mélanger avec soin et selon un méthode précise " douze onces de farine, douze onces de beurre, deux gros de sel, deux jaunes d'oeufs".  Viennent ensuite différentes recettes : la pâte à brioche, , le gâteau de Compiègne, , le couglauffle à l'allemande, le gâteau à la parisienne et puis au chapitre 21, les "échaudés".... un nom un peu ancien pour évoquer les beignets

Pour 60 échaudés : un litron de farine, 7 oeufs, trois gros de sel fin, quatre onces de beurre". La recette est étrange... avis aux amateurs....

Enfin, tout le reste de l'ouvrage est constitué de recettes salées et sucrées qui sont entrecoupées de planches gravées présentant les différentes formes des moules à chartreuses ou à gâteau et de propos sur la cuisson au four.

Un ouvrage à lire et à relire pour tous les amateurs de ciusine traditionnelle...

 

par Eléonore publié dans : UN Livre DES livres
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Blog : Weblogs sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus