Texte libre

La bibliothèque de la Maison de l'Outil  se trouve au coeur de la ville e Troyes. Elle abrite une collection de près de 35 000 ouvrages concernant les outils, les métiers, le compagnonnage, les techniques, le monde ouvrier, les Beaux-Arts et la littérature ouvrière et paysanne.
Ouverte à tous, elle offre aux apprentis, aux amateurs, aux collectionneurs comme aux chercheurs un fonds riche traitant de plus de 1000 métiers différents. D'un livre rare et précieux comme l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert (en édition original) aux livres plus récents comme le catalogue des collections de la Maison de l'Outil ou le dernier Icher, la bibliothèque émerveille par sa diversité.
Ce site lève le voile sur une partie du mystère qui se cache dans les allées, à vous de venir y découvrir vos trésors, dans le monde virtuel et, pourquoi pas, dans le réel. E.S.

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Mercredi 10 octobre 2007

Il existe des proverbe qui trouvent naturellement leur place dans la bibliothèque de la Maison de l'Outil, comme par exemple celui que j'ai choisi aujourd'hui :

Juger du bois par l'écorce

Voici l'explication qui est donnée de ce proverbe dans Histoire des proverbes, publié à Tournai par J. Casterman et fils en 1855 : 

"juger du dedans d'une personne par le dehors, parce que de même qu'on présume par l'écorce quelle peut être la qualité du bois qu'elle renferme, bonne ou mauvaise, de même peut-on facilement connaître l'intérieur d'une personne, lorsqu'on prend soin d'en examiner et considérer l'extérieur."

Grâce à cet ouvrage nous possédons donc dans notre vovabulaire une nouvelle expression pour varier du traditionnel "ne pas se fier aux apparences" !

par Eléonore publié dans : UN Livre DES livres
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Vendredi 5 octobre 2007

L'histoire des métiers et des inventions est indissociable de certains grands noms.

Que serait l'imprimerie sans GUTEMBERG, l'horticulture sans Olivier DE SERRE, nos repas sans PARMENTIER?

En 1853, Monsieur F. VALENTIN publie, à Tours chez Mame et cie, la 6ème édition  de son ouvrage "Les artisans célèbres" dans lequel il rends hommage au grands hommes qui ont façonnés notre présent. 

Dans son introduction il souligne une pensée déjà présente et que l'on retrouve malheureusement encore aujourd'hui : "Certes, ces métiers qui contribuent si puissamment au bonheur de la vie sociale ne sont pas moins utiles que les arts libéraux; cependant , par le plus étrange renversement d'idées, ces derniers sont trop souvent l'objet d'une estime et d'une admiration sans bornes, je dirais presque d'un culte; tandis que l'on accorde trop peu d'intérêt à l'artisans modeste dont le travail satisfait nos désirs de tous les instants."

Ce livre nous plonge dans l'histoire de l'artisanat et de l'industrie au travers 5 chapitres : 

  • agriculture
  • Commerce et industrie
  • Machines à vapeur
  • Mécanique (dont par exemple l'horlogerie)
  • Arts et métiers

Pour chaque chapitre il retrace un bref historique de la discipline et propose ensuite des biographies d'hommes célèbre en analysant les retombées techniques de chaque invention, de chaque découverte, de chaque mise au point.

Vous retrouverez dans ce livre la vie et l'oeuvre de PARMENTIER qui a fait découvrir aux français la saveur de la pomme de terre, de CELLINI,  célèbre orfèvre; de ROUBO, grand menuisier et auteur de traités toujours incontestés; d'Olivier DE SERRE, théoricien de l'horticulture avec son Théâtre d'agricluture et mesnages des champs....et bien d'autre comme des horlogers, les inventeurs de la machine à vapeur, etc.

Parce qu'il n'y a pas d'invention sans homme....

par Eléonore SEVILLA publié dans : UN Livre DES livres
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Jeudi 4 octobre 2007

Le nom de Philibert de l'Orme est un nom que l'on associe aussi bien à l'architecture qu' à l'écriture, un nom qui plus que jamais dans ce blog, nous rappelle l'importance de l'écrit dans la transmission et l'apprentissage des savoir-faire. 

Philibert de l'Orme est né à Lyon vers 1510. Il eu un étonnant parcours qui le conduisit des chantiers lyonnais à Rome, puis sur les chantiers de fortification de la Bretagne pour devenir ensuite architecte du roi.
Il travailla pour Henri II comme architecte puis fût nommé "surintendant" des bâtiment royaux

Avec cette nomination comme directeur des bâtiments royaux c'est la naissance en France du métier d'architecte tel que nous le connaissons encore aujourd'hui. 
Jusque-là, le titre d'architecte, venue d'Italie, était honorifique. Serlio, qui a longtemps porté ce titre, n'avait aucun pouvoir sur les chantiers en cours et ne pouvait intervenir ni dans le dessin des plans ni dans la conduite des artisans. Désormais, l'architecte royal peut diriger les constructions et restaurations et possède un réel pouvoir sur les maçons qui y travaillent. 

Pour mieux comprendre le rôle essentiel de Philibert de l'Orme dans la naissance de l'architecture Renaissance en France et son implication dans l'évolution des traités d'architecture je vous invite à venir consulter l'ouvrage d'Henri CLOUZOT sobrement intitulé Philibert de l'Orme
Publié en 1910 à Paris par Plon-Nourrit et Cie, cet ouvrage a été rédigé par le conservateur de la bibliothèque de Forney qui, rappelons-le, possède aujourd'hui le plus grands fonds d'ouvrages de France concernant les métiers. 

Ce livre se découpe en 6 chapitres qui racontent tour à tour la vie de Philibert de l'Orme jusqu'à son arrivée en Bretagne, puis son son parcours au service du roi, son évincement du pouvoir, sa plongée dans le monde de l'écrit et ses réalisations en tant qu'architecte.

Avant d'aller découvrir quelques grands monuments français replongez-vous dans l'histoire des hommes qui les ont faits.

par Eléonore SEVILLA publié dans : UN Livre DES livres
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 1 octobre 2007
Au début du 19e siècle (en 1818), Louis-Eustache AUDOT rédige, de manière anonyme, un livre de cuisine qu'il intitule "La cuisinière de la campagne et de la ville ou nouvelle cuisine économique".

Il souhaite rompre avec les recettes des grands cuisiniers du passé qui n'hésitaient pas à cuire 12 canards pour utiliser uniquement le jus de cuisson!!!!

La bibliothèque conserve la 74e édition de ce texte publiée à Paris, par la Librairie AUDOT, en 1896. Cette version du texte comporte plusieurs compléments concernant la cuisine d'autres pays. 

L'auteur ouvre son propos avec une table des mets selon l'ordre de service (du potage au dessert) en précisant, pour chaque recette, le numéro de la page où l'a retrouver. 

Ensuite il inventorie les ustensils et appareils nécessaires pour cuisiner : du fourneau au moulin à poivre en passant par le tire-bouchon anglais, la fouetteuse américaine ou encore le chauffe-assiette.

Vient le tour du troussage et du bridage des volailles et des gibiers puis la dissection des viandes

Suit un chapitre sur l'art du service : disposition de la table, type de plat et de vaisselle à employer pour chaque plat, etc.

Avant de retrouver près de 1200 recettes de plats, d'entrées, d'entremets, de vins et boissons, l'auteur à tenu à éclairer les plus novices en proposant un lexique des termes de cuisine.

Enfin, l'ouvrage s'achève par un chapitre sur les propriétés des aliments et l'économie domestique.

Alors que l'automne déroule devant nous sont tapis de feuilles rougeoyantes voici une recette de potage pour vous réchauffer : 

Potage au fromage : 

"Faites un bon bouillon de soupe à l'oignon ou au chou. Râpez du fromage que vous mettez dans le fond de la soupière, et un lit de pain coupé mince, un lit de fromage sur le pain et ainsi de suite, même un lit de chou. Avant de verser le bouillon dans la soupière, vous y mêlez, si vous voulez, deux verres de crème bouillante. Il ne faut pas trop saler le bouillon ou très peu à cause du fromage."

Tous à vos cuillère c'est prêt !!!
par Eléonore publié dans : UN Livre DES livres
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Vendredi 28 septembre 2007

Si vous souhaitez découvrir la grande et la petite histoire du cacao et du chocolat alors faites confiance à Albert BOURGAUX qui était directeur général de l'Office International du Cacao et du Chocolat de Belgique au début du 20e siècle.
Il a rédiger un ouvrage, intitulé Quatre siècle d'histoire du cacao et du chocolat, publié par l'Office International du Cacao et du Chocolat en 1935 à Bruxelles.
Pour lui "ce modeste travail sera donc le résultat d'une longue promenade parmi les vieux textes poudreux et solennels" et les témoignages des grands personnages qui ont fait l'histoire du cacao. 

Découpé en 20 chapitres, cet ouvrage retrace toute l'histoire du cacao depuis la légende du prophète Quetzatlcoatl jusqu'à sa consécration au 19e siècle auprès du grand public.
On se retrouve transporté à l'époque des Incas, puis des conquistadors qui ont rapporté le cacao et conservés son secret jalousement durant des décennies. 
L'auteur nous explique également l'importance de l'article de Diderot et d'Alembert dans leur Encyclopédie dans la vulgarisation de l'usage du cacao et de la préparation du chocolat.

L'ouvrage regorge d'anecdotes et se pare de plusieurs reproductions de photos en noir et blanc. De plus, il peut s'enorgueillir  d'une riche bibliographie et d'un glossaire des personnages mentionnés dans l'ouvrage et des termes techniques spécifiques à l'histoire du chocolat.

Décidément, la gourmandise ne date pas d'hier.... avis aux gourmands!!!

par Eléonore publié dans : UN Livre DES livres
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus