Texte libre

La bibliothèque de la Maison de l'Outil  se trouve au coeur de la ville e Troyes. Elle abrite une collection de près de 35 000 ouvrages concernant les outils, les métiers, le compagnonnage, les techniques, le monde ouvrier, les Beaux-Arts et la littérature ouvrière et paysanne.
Ouverte à tous, elle offre aux apprentis, aux amateurs, aux collectionneurs comme aux chercheurs un fonds riche traitant de plus de 1000 métiers différents. D'un livre rare et précieux comme l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert (en édition original) aux livres plus récents comme le catalogue des collections de la Maison de l'Outil ou le dernier Icher, la bibliothèque émerveille par sa diversité.
Ce site lève le voile sur une partie du mystère qui se cache dans les allées, à vous de venir y découvrir vos trésors, dans le monde virtuel et, pourquoi pas, dans le réel. E.S.

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Samedi 17 novembre 2007

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Dans l'histoire de l'automobile
, certaines marques résonnent aux oreilles des grands comme des plus jeunes avec la même ferveur. 
Si cette année on retient l'exploit de la 908 aux 24 heures du Mans, on se souvient avec nostalgie des premières Peugeot qui ont promené nos grands-parents et arrières grands-parents.
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Cette année, les organisateurs du Rétromobile de Troyes ont mis à l'honneur la marque PEUGEOT... deux voitures ont même été prêtées par le musée Peugeot.

La bibliothèque de la Maison de l'Outil a aidé ces bénévoles en puisant dans son fonds des illustrations de vieux modèles de Peugeot.
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De plus, la marque Peugeot n'ayant pas fait que des voitures, on peut retrouver quelques outils de cette marque qui ont été identifiés grâce aux catalogues d'outillage Peugeot des années 1910 et 1930 qui sont à la bibliothèque de la Maison de l'Outil.
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Foncez voir ces bolides qui sont rassemblé à l'Espace Argence pour 2 jours seulement...

par Eléonore publié dans : Infos pratiques
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Mercredi 31 octobre 2007

Une fois n’est pas coutume je ne vais pas me contenter de présenter un livre mais quatre traitant tous de l’ardoise et de son histoire et de ses techniques.

La France possède cinq bassins de production d’ardoise : Massif d’Armorique (autour de Trélazé), le massif Ardennais (autour de Fumay), le massif Alpin (en Savoie), le massif Pyrénéen et le massif Central (en Corrèze).

Historiquement, l’ardoise est utilisé pour couvrir les toitures dès le 6e siècle. Son utilisation s’intensifie au 11e siècle dans la région angevine. Ce n’est qu’au 13e siècle, grâce à des méthodes de débitage plus précises que l’ardoisier réussi à produire des ardoise fines qui sont alors réservées aux châteaux et aux monuments religieux.

Pour étudier de manière générale le monde de l’ardoise, on peut débuter ses recherches avec l’ouvrage d’Alain NOYER DE MELQUE, intitulé L’industrie ardoisière en France. Dans ce livre de 1934, publié à Paris par Les presses modernes, l’auteur souhaite " définir cette industrie, décrire ses gisements et son exploitation, ébaucher son histoire, caractériser son marché et son rôle économique ".

Il découpe son propos en 6 chapitres qui nous dévoilent toutes les facettes de cette industrie. On y apprend que les " gisement les plus riches du monde son certainement ceux du Pays de Galles " où l’ardoise est généralement rouge ou pourpre. " C’est ensuite la France puis les Etats-Unis qui possèdent les gisements les plus importants. En France, la région Angevine produisait, en 1932, 138000 tonnes d’ardoise soit près des trois quarts de la production française loin devant les exploitations des Ardennes de Bretagne ou de Corrèze.

Si l’utilisation de l’ardoise ne semble attesté au Pays de Galles qu’au 12e siècle, certaines dalles funéraires du 6e siècle montrent que son exploitation était connue à Angers à cette époque reculée. L’auteur nous explique également l’histoire des techniques d’extraction ainsi que celle de la main d’œuvre liée à ce travail. On y apprend par exemple que l’apprentissage débutait à 12 ans et se terminait par un examen qui permettait à l’apprenti de d’obtenir son certificat d’aptitude professionnelle de fendeur.

L’auteur nous explique les différents types d’ardoise comme le modèle flamand, les cartelettes, les anglaises, les modèles carrés, les grands modèles, etc. Enfin, l’ouvrage se termine par deux chapitres traitant de la situation du marché de l’ardoise entre 1900 et 1930 et de l’avenir de l’ardoise et des différents types de toitures existants.

 Grâce à cet ouvrage nous connaissons à présent les grandes lignes de l’histoire de cette industrie d’un point de vue technique, humain et commercial. Pour aller plus loin dans l’histoire de ce matériau, on peut consulter deux ouvrages régionalistes, l’un sur la Bretagne l’autre sur la région angevine.

 Pour découvrir l’histoire des ardoisières de Bretagne et leurs situations en 1935 il faut s’intéresser à l’industrie ardoisière de Basse-Bretagne de Louis CHAUMEIL imprimé à Lorient à l’imprimerie Nouvelliste du Morbihan en 1935. L’auteur y découpe son texte pour décrire l’historique des ardoisières de Bretagne, la situation en 1935, les techniques d’exploitation, la population ardoisière et la production ardoisière. L’auteur met l’accent sur les conditions de travail et de vie des ouvriers de cette industrie.

 Le second ouvrage est celui de Monsieur Blavier, intitulé Essai sur l’industrie ardoisière d’Angers. Plus ancien que le précédant car publié en 1863 à Angers à l’imprimerie de Cosnier et Lachèse, cet essai demeure aussi intéressant. L’auteur articule son étude autour de trois points de vue : la technique, la classe ouvrière et l’industrie et le commerce. Il compare les techniques angevines avec celles de la Mayenne et celles du Pays de Galles. Enfin il termine en décrivant les améliorations qui selon lui sont nécessaires comme par exemple la fusion des 6 ardoisières angevines en une seule société.

 Un dernier ouvrage a attiré mon attention, celui du docteur André FEIL. Intitulé Le travail de l’ardoise et la pathologie professionnelle de l’ardoisier, ce livre propose à tous les médecins un étude documentaire sur les maladies liées à l’industrie ardoisière. Publié en 1935 par la librairie Le François à Paris cet ouvrage nous offre un second point de vue sur les ardoisières et complète les écrits de NOYER DE MELQUE. Après une première partie explicitant les techniques d’extraction et de taille de l’ardoise, l’auteur décrit les pathologies des ardoisiers avec les maladies des poumons, les problèmes articulaires, les accidents de travail et enfin l’hygiène industrielle et les œuvres sociales qui intéressent les 6000 ouvriers de ce secteur.

 " Ce n'est ni dans les livres ni sans eux que l'on apprend son métier " a dit Paul FELLER et c’est bien vrai. Pour comprendre le travail des ardoisier il ne faut pas seulement se référer aux manuels et autres ouvrages explicatifs mais s’intéresser à tous les écrits qui décrivent les techniques et la vie des ouvriers. Avec les quatre ouvrages décrit ci-dessus on obtient un panorama de l’industrie ardoisière de la fin du 19e et du début du 20e siècle sans pour autant avoir fait le tour de la question.

 Pour en savoir plus on peut aussi lire les textes écrits par les ouvriers eux-mêmes ou encore parcourir les catalogues d’outillages et les ouvrages techniques qui nous offrent d’autres informations pour mieux comprendre qui étaient les ardoisiers.

 

par Eléonore publié dans : UN Livre DES livres
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Jeudi 25 octobre 2007

Emmanuel LHERMITTE, libraire à Paris, a publié en 1992 un livre intitulé : 
Ouvrages sur la champagne : contribution à la bibliographie champenoise.

Publié par ses soins, ce livre  recense plus de 1500 titres traitant de la région Champagne. Son ouvrage débute par un chapitre consacrée aux généralités puis viennent sept chapitres traitant des département qui forment la Champagne. 
Pour le département de la Marne il affine sa présentation en formant des sous-parties consacrées aux villes importantes : Reims, Châlons-sur-Marne ( aujourd'hui devenu Châlons-en-Champagne), Epernay et Vitry.
Pour le département de l'Aube, il n'étudie que la ville de Troyes, pour les Ardennes, Rethel et pour la Seine et Marne, Provins. La Haute-Marne compte 3 sous-partie pour Langres, Bourbonne et Chaumont. Enfin l'auteur traite rapidement de l'Yonne et de l'Aisne qui font historiquement et géographiquement partie de la région Champagne. 

L'ouvrage s'achève par une série de petits chapitres consacrés aux cartes de la régions, aux personnages célèbres et aux bibliographies consultées par l'auteur. La lecture est simplifiée par plusieurs index qui offrent la possibilité de faire des recherches par nom d'auteur, noms de personnages ou par lieux.

L'auteur nous offre don un ouvrage non exhaustif des ouvrages et documents traitant de la région Champagne, région au coeur de laquelle se trouve la Maison de l'Outil et de la Pensée Ouvrière. 
Ce livre possède deux limites non négligeables pour le chercheur ou l'historien : il ne comprend pas tous les ouvrages, notamment les plus récents et surtout il n'indique aucunement les lieux de consultation de ces publications (bibliothèque, centre d'archives...).

En tant que libraire, Monsieur LHERMITTE souhaite avant tout faire connaître son fonds de commerce et les ouvrages que l'on est susceptible d'y trouver mais il nous permet cependant d'effectuer d'un coup d'oeil, une recherche dans le passé d'une région riche d'histoires. 

Pour compléter cette lecture on peut s'intéresser à la bibliographie de la bibliothèque de la Maison e l'Outil consacrée à la ville de Troyes. En recoupant les deux listes, on possède alors une vision plus globale des doucuments existants.

par Eléonore publié dans : UN Livre DES livres
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Mercredi 24 octobre 2007

Mais d'où vient l'idée de collectionner? Peut-être de la Haute Antiquité, lorsque les Grecs admiraient et conservaient les réalisations de leurs contemporains. Cette notion est, en tous cas, presque aussi ancienne que l'humanité.

Ernest BOSC, nous dévoile dans son Dictionnaire de l'art, de la curiosité et du bibelot, l'histoire de la collection et la définition des principaux objets tant recherchés. Publié en 1883 à Paris, chez Firmin-Didot, cet ouvrage retrace l'histoire de la collection dans son introduction.

Si nous ne savons rien des collectionneurs grecs, nous pensons néanmoins "qu'ils étaient fort nombreux si nous en jugeons par la quantité d'artistes qui peuplaient ce pays." Les collectionneurs romains eux, "n'avaient de collections que par ostentation pure et pour satisfaire leur vanité".

Les premiers rois franc et mérovingiens possédaient un grand nombre d'objets anciens dans leurs palais. Chaque souverain avait sa marotte, des les livres à l'orfèvrerie. Louis IX, lui, fit de la Sainte-Chapelle un véritable musée en y exposant tous ses "trésors".Pour obtenir la description d'un véritable musée il faut attendre le 14e siècle et la "Description de Paris" de Guillebert de METZ.
Par la suite les grands collectionneurs devinrent plus nombreux et chaque siècle a retenu quelques-uns d'entre eux : 

14e s. : Clémence de Hongrie, Charles V
15e s. : Jehan, duc de Berry ou Anne de Bretagne
16e s. : Charles-Quint, Marie Stuart ou Catherine de Médicis

Au 17e siècle apparaissent les premiers catalogues de ventes, les experts et les collectionneurs tels que nous les connaissons aujourd'hui. Ce siècle compta parmi ses grands collectionneurs : Mazarin. Pour le 18e siècle, on peut citer la comtesse de Caylus ou encore Blondel de Cagny. Au 19e siècle, les collectionneurs sont très nombreux et issus de la bourgeoisie autant que de la noblesse. Tous fréquentent déjà la célèbre rue Drouot.

Après ce retour dans le passé à la découverte des collectionneurs, l'auteur nous explique que son dictionnaire a pour but d'éclairer le lecteur sur divers arts : armes et armures, bijouterie et joaillerie, céramique, orfèvrerie et argenterie, étoffes et tissus, verrerie. Enfin, comme le dit l'auteur "nous traiterons des menus objets de la curiosité, du bibelot, puisqu'il faut l'appeler par son nom".

Pour chaque mot, l'auteur donne "sa définition, son historique et sa technologie et enfin le prix de chaque chose". Ce livre possède, en outre,  de nombreuses gravures qui permettent aux moins avertis de découvrir certains objets ou bibelots rares.

Difficile de choisir un mot ou deux à vous présenter. Voici le premier et le dernier dont j'ai volontairement abrégé les définitions : 
AATOUCH : sotte de palaquin des riches dames arabes.
ZOURNA : Instrument de musique arabe.

ARPANETTA : harpe ancienne qui possédait deux rangs de cordes séparés par une double harmonie.

CASSE-NOISETTE : ustensile de table qui sert, comme son nom l'indique, à casser des noisettes

ESCOPETTE : petit fusil dont le canon se termine par un entonnoir. 

Que tous les chineurs et les brocanteurs se retrouvent autour de ce livre pour découvrir les histoires qui se cachent derrière certains objets familiers.

par Eléonore publié dans : UN Livre DES livres
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Jeudi 11 octobre 2007

L'archéologie, comme l'histoire de l'art ou la musique ne peuvent s'appréhender sans une bonne connaissance de leur fondement. Sans connaître la définition des termes techniques propres à chaque discipline pas facile de décrire une cathédrale, une sculpture, une opéra...

Vincent FLIPO, professeur à l'école spéciale d'architecture a souhaité venir en aide aux débutant pour leur offrir un Mémento pratique de l'archéologie française. Avec cet ouvrage l'auteur ne souhaite pas renier ses prédécesseurs comme Arcisse de Cuamont  ou Camille Enlart, mais au contraire donner des clés à ses lecteurs afin qu'ils puissent ensuite étudier des ouvrages plus techniques. 

Publié en 1930 chez Firmin-Didot, cet ouvrage se borne à traiter de la période du 8e siècle u 16e siècle :" Les fragments qui subsistent de l'art antérieur sont trop barbares" et après le 16e siècle "l'art typiquement française n'existe plus."

Comme dans tout bon mémento, l'auteur nous offe un glossaire des termes d'architecture très richement illustré. On peut y apprendre à différencir toutes sortes d'arcs, de voûtes, on y découvre ce qu'est un pendentif ou encore un encorbellement.  Cette partie de l'ouvrage, qui se trouve à la fin, mériterait d'être lue en premier car la maîtrise du vocabulaire est primordiale avant l'étude de cas. Pérouse de Montclos, lui, a consacré un ouvrage complet au vocabulaire de l'architecture afin de permettre à tous les amateurs et les professionnels de mieux décrire le patrimoine bâti qui nous entoure.

L'auteur divise sont propos en 3 parties précédés par un court texte sur l'art médiéval.
Il ébute par l'architecture (la partie la plus importante) qu'il décrit de manière chronologique depuis la création des basiliques jusqu'à l'architecture gothique en traitant au passage l'architecture carolingienne, l'art lombart  et l'architecture romane. Les deux grandes périodes, romane et gothique, sont analysés dans leur ensemble avant d'en décrire les principales écoles. Ce chapitre se termine par trois textes sur l'architecture monastique, civile et militaire. 

Dans ce chapitre, on retrouve 18 planches hors texte qui sont accompagnées d'un calque sur lequel on trouve toutes les explications liées à la description de l'édifice. Ce sustème permet à tout lecteur de mieux lire et apprécier l'architecture d'un bâtiment religieux. 

Le chapitre suivant s'attache à nous décrire tous les éléments de décoration des édifices : pacages, autels, tabernacles, chaires, fonds baptismaux, sculptures, peintures murales...
Pour chaque élément décoratif, l'auteur nous dresse un bref historique de son évolution et prends quelques exemples : vitraux de la cathédrale d'Angers, stalle de Toul, autel de Besançon. 

La dernière partie concerne l'iconographie. L'auteur nous propose une très succinte liste des atributs de die, du Christ, de la Vierge, des évangélistes...mais ce court texte ne remplace pas la lecture du travail de REAU !!

L'archéologie telle que nous la découvront dans cet ouvrage est bien éloignée de ce qu'elle est aujourd'hui : un discipline qui regroupe plusieurs sciences et connaissances artistiques.

Grâce à cet ouvrage se sont les passionnés d'architecture religieuse qui vont pouvroi déchiffrer au mieux les édifices qu'ils visitent.
par Eléonore SEVILLA publié dans : UN Livre DES livres
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