Dans cette effervescence qui précède noël chacun cherche le cadeau idéal pour ses enfants, ses neveux, ses filleuls ou ses voisins.
Il existe plusieurs solution pour choisir : l'étude de la très sérieuse lettre au Père Noël, le choix du jeu pédagogique, celui du jeux bruyant pour plaire aux
parents...
Gustave DEMOULIN dans son ouvrage intitulé Les jouets d'enfants à trouvé une
autre solution. Alors qu'il cherche des idées de cadeaux pour ses neveux Pierre, Georges et Paulin et pour sa nièce Thérèse, il a alors l'idée de leur faire visiter un atelier hors du
commun.
Situé dans un hôtel du 17e siècle dans le quartier du Temple à Paris, l'atelier de Monsieur Juvatte ressemble à une ruche.
A droite, en haut du perron, "on rencontre des établis munis de leurs varlopes, de leurs varlets, de leurs bouvets, de leurs étaux à bois, de leurs ciseaux, de leurs gouges" qui laissent deviner le travail du menuisier et de l'ébéniste.
"Plus loin se trouve un atelier de serrurerie avec forges, limes,
marteaux..." D'autres salles sont réservées aux tissus et galons en tous genres. Et dans le grand salon, on retrouve le
"magasin" que Monsieur Juvatte appelle son "musée" où s'amoncellent "tous les jouets capables de satisfaire les fantaisies
capricieuses du monde enfantin".
L'ouvrage ne nous présente pas les jouets sous forme d'un dictionnaire ou par famille. L'auteur nous entraîne dans un visite, au sens propre du terme, de ce
"musée". Il fait découvrir aux neveux du narrateur ses jouets en leur expliquant les différents mécanismes et systèmes de fonctionnement.
On découvre ainsi que le culbuteur fonctionne grâce au centre de gravité et au secret de l'équilibre. La toupie et le
gyroscope permettent l'étude de la force centrifuge. Puis vient le tour des cerfs volent, des locomotives, des automobiles, des kaléidoscopes, des
poupées parlantes, des spirifères, etc.
Ecrit pour expliquer aux enfants les principes de fonctionnement des jouets de leur époque cet ouvrage permet au plus anciens de retrouver quelques modèles des jouets qui ont peuplés leur
enfance et qui sont ici représentés en gravures.
DEMOULIN, Gustave, Les jouets d'enfants, Paris, collection "Bibliothèque des écoles et des familles", Librairie Hachette et Cie, 1882.
Le bois est un matériau noble que de nombreux artisans travaillent pour produire qui des fenêtres, qui des buffets, qui une charpente ou encore une
roue.
Après avoir fait le tracé de la pièce à réaliser, avoir découpé chaque pièce, il faut procéder à
l'assemblage.
Pour ce faire il existe différentes techniques qui sont référencées dans l'ouvrage de CARPENTER intitulé Tous les assemblages de menuiserie, charpente, ébénisterie, parquetage, charronnage et carrosserie. Publié
en 1947 par la librairie polytechnique de Charles Béranger, ce petit ouvrage 110 pages regroupe en 8 chapitres les principales techniques
d'assemblage.
Le premier chapitre est consacré au traçage et au façonnage : préparation des bois, tracé des différents types d'assemblage, confection des
tenons et mortaises.
Le second s'attache aux assemblages de bois bruts : troncs et madriers, rondins pour maisons rutiques, cannes et bambous.
Les trois suivants traitent tour à to
ur des assemblages à tenons droits, à onglets et à queue d'aronde.
Le 6ème chapitre évoque les machines outils pour réaliser les assemblages : mortaiseuses, tenonneuses, machines pour assemblages à queue
d'aronde.
Le chapitre 7 est consacré aux modes de fixations des assemblages : chevillage, clouage, vissage...
Le dernier chapitre propose des modèles d'application pour la menuiserie de bâtiement ainsi que différents puzzles que l'on nomme bien
volontiers "casse-tête".
Ce livre, publié dans la collection "tous les trucs du praticien", est la première monographie publiée en Français sur les assemblages des
bois. Il offre l'avantage d'être richement illustré (229 figures en noir et blanc) et ses description sont très didactiques.
Voici un livre qui connaît un franc succès auprès des jeunes en formation qui viennent le consulter. Ils aiment également à feuilleter les deux autres ouvrages du même auteur : Tous les procédés de façonnage des bois et Toutes les méthodes d'apprêt des bois.
Depuis le 15 novrembre et jusqu'au 31 décembre 2007 la Maison de l'Outil accueille les réalisation de Michi SUZUKI, artiste japonaise vivant à Paris.
Elle nous propose une variation sur la perle en verre en collier, en bague ou encore en pendentif.
Son exposition intitulé "Goutte de verre la transparence de la lumière" présente une centaine de pièces, colorées et originales
qui s'inscrivent dans la longue histoire de l'art de la perle.

L'art de la perle se perd dans la nuit des temps et remonte à l'époque de l'homme de Neanderthal. Les plus anciennes perles de l'histoire on
été retrouvées en France et datent de 38000 ans environs avant Jésus-Christ. Pour découvrir l'histoire de la fabrication des perles, de leur symbolique et des techniques de fabrication je
vous recommande le livre de Monsieur L. Sherr DUBIN. Son Histoire des perles de la préhistoire à
nos jours, publié chez Nathan en 1988, nous offre un panorama historique et géographique de l'histoire des perles.
On voyage chez les égyptiens vers 2200 avant J-C qui cousaient les perles sur les vêtements ou les montaient en colliers. déjà ils utilisaient des perles d'or et des
fils d'or.
Les romains (vers 300 avant J-C) réalisaient de nombreuses parures avec des perles de verre mosaïqué dont la technique remonte à la naissance de la verrerie en Asie
occidentale.
On découvre que les aristocrates de la Renaissance préféraient les bijoux faits de pierres précieuses et de métaux précieux aux créations en perles.
Dans cet ouvrage vous pouvez également découvrir l'histoire des perles pour chaque région du monde : l'Afrique avec ses perles bodom,
l'Extrême-Orient, l'Asie centrale, l'Inde, l'Asie du sud et le Pacifique sud, l'Amérique centrale et l'Amérique du Sud.
Enfin le livre de M.Dubin nous révèle l'histoire des perles d'ambre et des perles fines, le mystère des perles ocelées et enfin les créations du 20e siècle.
Ce livre est très richement illustré et nous permet de retenir d'un coup d'oeil l'histoire des perles grâce à un tableau historique et
géographique.
Pour tout connaître de l'histoire des perles il y a la bibliothèque...
Pour admirer les perles d'une artiste il y a l'exposition de Michi SUZUKI...
Pour découvrir les secrets de fabrication des perles de verre, venez assister aux démonstrations de Michi SUZUKI, à la Maison de l'Outil, tous les week-end de
décembre...
Mercredi 21 novembre 2007
Parce qu'il est hommes que l'histoire oublie lentement, revenons sur la vie et l'oeuvre de l'inventeur du 18e siècle : René Antoine Ferchault de
Réaumur.
Ce physicien et naturaliste français, né à la Rochelle en 1683 et mort dans un accident de cheval en 1753 à Saint-Julien du Terroux, a
contribué à l'avancée des techniques et des sciences de manière pérenne et sur.
Après des études de droit, il se tourne vers les mathématiques en 1703. Il entre à l'Académie des Sciences à l'âge de 25 ans où il est nommé directeur de la publication intitulée
"La description des divers arts et métiers".
Il se passionne alors pour la technologie et plus particulièrement les métaux et leurs propriétés. Il fait le bilan de toutes les techniques connues concernant
l'acier et met au point une nouvelle méthode de fabrication pour obtenir "de l'acier tel qu'on le défini aujourd'hui : un alliage métallique du fer".
Il publie en 1722, "l'Art de convertir le fer forgé en acier et l'art d'adoucir le fer fondu". La
bibliothèque de la Maison de l'Outil possède un exemplaire de cet ouvrage, dans sa version originale, publiée à Paris, Chez Michel Brunet à la Grande salle du Palais au Mercure Gallant. Ce
livre se situe entre le traité et le mémoire car Réaumur, après avoir inventorié les techniques existantes nous propose ses propres expériences scientifiques. On
peut observé dans ce volume des planches gravées représentant les outils et les ustensiles nécessaires aux forgerons qui ne sont pas sans rappeler les planches qui quelques années plus tard
orneront l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert.
Réaumur s'est également intéressé au problème de la fabrication de la porcelaine dont le secret chinois n'avait encore jamais été percé. Sans pour
autant trouver la composition originelle de la porcelaine chinoise, Réaumur met au point une technique de fabrication avec de la poudre de verre qui permet de se rapprocher de la bonne
consistance.
Réaumur a également contribué à l'évolution de la mesure de la température en inventant un thermomètre à alcool gradué de 0 à 80 qui a permis à son
nom de traverser les siècles.
Mais l'autre domaine de recherche dans lequel il a excellé c'est l'enthomologie. Il a passé de nombreuses années à étudier de manière scientifique
les invertébrés. Il se lance dans la publication d'une oeuvre en 12 volumes qui restera cependant inachevée : "Mémoire pour servir à l'histoire des insectes" (17341742).
Pour découvrir tous les autres domaines dans lesquels Réaumur s'est illustré je vous conseille la lecture de l'ouvrage de Jean Torlais intitulé
Réaumur : un esprit encyclopédique en dehors de l'Encyclopédie paru en 1936 à Paris chez Desclée de
Brouwer.
Cet ouvrage retrace la vie et l'oeuvre de Réaumur et offre la possibilité de remonter aux sources car l'auteur publie, à la fin, une bibliographie extrêmement détaillée et classée par
chapitre.
La science évolue, rendons hommage à ceux qui y contribuent.
Mercredi 21 novembre 2007
Jean-Baptiste André GODIN (1817-1888), est un serrurier autodidacte qui a su transformer sa petite entreprise familiale en un leader du
poêle.
Parce qu'il a su remplacer l'acier par la fonte, plus résistante à la chaleur, il créer un empire industriel qui a dominé la seconde moitié
du 19e siècle et le début du 20e siècle.
Mais son géni de s'est pas limité aux développements des techniques de fabrication. GODIN, sensibilisé dès 1842 à la démarche utopique de Charles FOURIER, a créer sa
cité ouvrière.
Dès 1859 il décide de construire une cité, appelée familistère, qui doit abriter les ouvriers et leur famille.
Les parties communes du familistère intègrent un théâtre, des économats, des écoles, un parc. Il offre à ses ouvriers un appartement avec tout le confort moderne : eau courante, toilettes et vide-ordures à tous les
étages.
Les enfants sont pris en charge depuis la pouponière jusqu'à l'atelier en passant par l'école où ils reçoivent un minimum d'éducation.
Guy DELABRE et Jean-Marie GAUTIER on retracé l'histoire de ce familistère dans leur ouvrage "Godin et le
familistère de Guise", publié à Vervins par la Société archéologique de Vervins et de la Thiérache en 1983.
Ce livre rassemble divers textes de la plume de GODIN sur son familistère ainsi qu'un biographie sommaire de Jean-Baptiste GODIN. Tous les
textes sont annotés et commentés par les auteurs.
A tous les amateurs de patrimoine architectural industriel je recommande la lecture de cet ouvrage qui nous plonge au coeur d'un rêve utopique mais réalisé.